Pâques en Irak, entre espoir et incertitude.

A l’occasion des cérémonies pascales, une équipe de Noor Solidarity s’est rendue au Nord de l’Irak auprès des déplacés de la Plaine de Ninive. Ainsi il a été possible de constater, sur le terrain, quelle était la situation et les besoins de ces populations déplacées.

L’équipe a pu assister à la procession des Rameaux à Ankawa où beaucoup de déplacés chrétiens ont trouvé refuge depuis 2014. Ce fut plus d’un millier de syriaques catholiques chantant, priant et rendant grâce pour la libération de leurs villages. L’humeur au beau fixe est symbolisée par les youyous des femmes retentissant après les prières et les chants.

« Daesh est parti et les enfants de la paix sont rentrés sur leurs terres. »

Père Dawood, paroisse syriaque orthodoxe de Bartella, s’adressant à ses fidèles et au monde.

Un sentiment de printemps après deux ans et demi d’un rude hiver.

Une semaine plus tard, à Bartella, la messe de Pâque est célébrée pour la première fois à l’Église Saint Georges dans une ambiance également à la fête et l’action de grâce. Cependant les traces de vandalismes et d’incendies dans l’église et les destructions dans le village sont un rappel permanent des défis à venir. Très peu de familles sont retournées à Bartella. L’eau et l’électricité ne sont pas encore assurées. La sécurité reste fragile, surtout la nuit. La vie économique est détruite. L’écosystème entier est à reconstruire pas à pas.

Camp Ashtar School - 45 Food Packs pour les Yézidis.

En avril 2017, Noor Solidarity est venue en aide à un camp de 45 familles yézidies déplacées à Erbil. Ce sont 45 Food Packs qui ont été distribués, chaque Food Pack permet à une famille de 5 de tenir trois semaines environ.

« Par le passé, beaucoup d’organisations nous venaient en aide. Mais elles sont parties. La situation est très difficile, nous ne pouvons pas retourner dans nos villages car beaucoup de maisons sont détruites ou brûlées et il n’y a ni sécurité, eau ou électricité. »

Firas, déplacé yézidi dans le camp d’Ashtar School à Erbil

La communauté yézidie a célébré son nouvel an religieux en avril. En mémoire du jour où Dieu acheva la création du monde et où les premiers rayons du soleil frappèrent la Terre.

Mais depuis trois ans maintenant, l’ambiance des festivités est assombrie par les exactions commises à l’encontre de la communauté yézidie. Des milliers d’enfants et de femmes sont encore prisonniers et réduits en esclavage. La bataille de Mossoul a permis la libération de nombreux villages yézidis, mais tout est à reconstruire. Pour les déplacés, le quotidien est de plus en plus dur.

Retourner à la page des missions