Qui aidons nous ?

Les réfugiés chrétiens d’Irak en Jordanie

La présence chrétienne en Irak date des débuts de la chrétienté, la tradition attribue l’évangélisation de la Mésopotamie à Saint Thomas. Historiquement les chrétiens sont implantés dans deux foyers, Bagdad et la Plaine de Ninive (à l’est de Mossoul).

Entre 1914 et 1923 beaucoup de familles chrétiennes fuient les massacres en Turquie et s’installent entre autres au Nord de l’Irak.

100 ans après l’exil recommence.

Suite à la prise de Mossoul et de la Plaine de Ninive par le groupe Etat Islamique durant l’été 2014, la Jordanie accueille 7 000 chrétiens. Depuis cette date fatidique, d’autres familles continuent à arriver d’Irak.

Ils sont aujourd’hui environ 11 000.

Les conditions de vie de ces communautés en exil sont difficiles. Les loyers pèsent lourd sur les maigres réserves des familles et l’accès au marché du travail est quasi impossible. D’autre part l’accès aux soins et la santé ne sont pas garantis toute l’année. Seulement une partie des enfants est scolarisée tandis que les adolescents et les jeunes adultes sont trop souvent livrés à eux mêmes.

Descendants directs des premiers chrétiens, ces communautés ont préservé des aspects uniques et millénaires tels que la langue syriaque, dérivée de l’araméen du Christ, et une foi originelle et inébranlable qu’ils chérissent au détriment de leur bien-être matériel. Ils ont choisi de tout quitter pour préserver leur identité religieuse.

Les réfugiés sabéens-mandéens d’Irak en Jordanie

Les sabéens-mandéens représentent l’un des plus anciens monothéismes au monde, antérieur aux trois principales religions révélées (judaïsme, christianisme, Islam). Apparus en Mésopotamie, sur les rives du Tigre et de l’Euphrate, ils sont les descendants de religions mésopotamiennes marquées par le gnosticisme et ayant intégré, au Ier siècle, les rites de purification par l’eau attachés à Jean-Baptiste.

Pacifistes et refusant d’utiliser les armes, cette communauté est longtemps restée très discrète et méconnue. A cheval entre le Sud de l’Irak et l’Ouest de l’Iran, elle est depuis 2003 l’objet d’une ségrégation et de violentes exactions de la part des groupes armés.

Face à cette persécution, la majorité a été obligée de fuir pour s’installer en Australie, en Europe (Suède, Pays-Bas, Danemark), aux Etats-Unis ou dans des pays voisins tels la Jordanie.

Aujourd’hui, on compte près de 100.000 Sabéens-Mandéens à travers le monde : ils ne seraient plus que quelques centaines en Irak et 1 300 en Jordanie.

Attachés à leurs croyances et leurs traditions plurimillénaires, les Sabéens-Mandéens refusent le prosélytisme. Ils se battent aujourd’hui pour la survie de leur religion et de leur communauté, mais aussi pour conserver intact leur héritage spirituel et culturel. Leur départ d’Irak est à l’image du danger qui menace aujourd’hui la beauté et la richesse de la mosaïque ethno-religieuse en Orient.

Retourner à la page des actualités